Claire Dias-Lachèse


Caire Dias-Lachèse

Claire Dias-Lachèse , photographe

Je.
Naissance en 1977 à Aix-en-Provence.
Enfance à la campagne en Provence, puis au bord de la Méditerranée dans le Var.3ème de 6 enfants.
Nombreux voyages: Italie, Espagne, Allemagne, Belgique, Autriche, Angleterre,Irlande,Yougoslavie, Sicile, Grèce, Hollande, Egypte, Chine, Sénégal.
Premier appareil-photo dans les années 80, un Comodor 127. Premier reflex à 15 ans, un pentax.
Premier sténopé à 22 ans. Études artistiques aux Beaux-Arts de Toulon. 5 ans.
Amoureuse d’un Illustrateur. Premier enfant à 30 ans.
Deuxième fille à 34. Aménagement en Charente en 2009.
Quelques expositions.
Les plus belles : à Arles pour les Rencontres Internationales de photographie, et à l’Urbain Gallery de Marseille.
Les plus insolites : Paris rue Louise Weiss, à Oslo en Norvège et au couvent du Caire en Egypte.
Quelques rencontres.
Quelques ateliers.
Projet de Polaroids en création.
La suite… est à vivre.

Parallax présente sa série « Temps suspendus »

« Depuis 2002 je poursuis la série « Temps suspendus », des photographies en noir et blanc fragmentées, mystérieuses tant par leur présence que par leur composition et leur fabrication. Les titres de ces oeuvres sont des chiffres correspondants au temps de pose qu’il a fallut pour faire la photo ou bien une date, celle de la prise de vue.

Ce sont des impressions au sens propre comme au sens figuré. Des moments notés.
En regardant ces photographies une sensation d’intemporalité s’en dégage. Le spectateur se retrouve seul scénariste de chaque scène. Un décor, des personnages en attente, on a l’impression qu’ils sont immobiles à attendre le mot « action ».

Ma démarche artistique se nourrit d’écrits sur la découverte même de la photographie, de recherches sur l’optique et la vision, d’artistes comme Michael Snow dont l’oeuvre questionne ces notions.

J’ai décidé de faire des prises de vue au sténopé, une simple chambre noire pourvu d’un trou d’épingle pour objectif. Ce matériel me laisse le choix du format des photographies, me permet des accidents dans l’image. Je suis au plus près de l’image dans sa création. J’interviens physiquement sur l’image. On peut d’ailleurs apercevoir sur mes photographies la matière de la fabrication des oeuvres : des traces de scotch, des inscriptions sur le bord de la pellicule, des empreintes de mes doigts. Inscriptions et traces qui se retrouvent faisant partie de l’oeuvre.

Assumant le hasard qui est maître-jeu de mes images, ce mode de représentation est celui que j’ai choisi pour m’interroger sur la perception visuelle en empruntant un des sillons creusé par Merleau-Ponty dans Phénoménologie de la perception. »

 

« La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard. »
John Stuart Mill