Anthony Morel


©anthony-morel-zhengzhou-selfportrait

vit et travaille à Cabannes ( 13).

Parallax présente sa série « Entre les mondes »

“J’envisage la photographie comme une pratique performative et tactile. C’est tout d’abord à travers le corps que je perçois l’espace. Je crée des images pour illustrer la présence de l’absence. L’appareil photographique, quant à lui, endosse le rôle de témoin des actions que je mène seul dans le paysage”.

Au travers d’une archéologie expérimentale je vise, par des méthodes empiriques, à réinitialiser le medium photographique. Je réalise mes images avec des chambres numériques que j’ai fabriqué. Elles sont équipées d’un dos numérique que j’ai conçu à partir d’un scanner à défilement autonome 4/6 Inches qui enregistre l’image à même un dépoli façonné de mes mains.

Mes tirages sont un détournement de la technique du cyanotype. J’inclus au procédé des tanins issus de plantes que je prélève sur les lieux de mes prises de vue (ronces, églantier, ginko biloba, galles de chêne…). J’opère ainsi un virage sélectif de la couleur qui contribue à incarner la matérialité du territoire capturé dans mes images ;ce sont mes « écritures végétales », des tirages “contact” réalisés à partir d’un négatif en papier huilé.