UN ARTISTE

Anthony Morel

PARALLAX PRÉSENTE SA SÉRIE << ENTRE LES MONDES >>

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Sa démarche

“J’envisage la photographie comme une pratique performative et tactile. C’est tout d’abord à travers le corps que je perçois l’espace. Je crée des images pour illustrer la présence de l’absence. L’appareil photographique, quant à lui, endosse le rôle de témoin des actions que je mène seul dans le paysage”.

En savoir plus

Au travers d’une archéologie expérimentale je vise, par des méthodes empiriques, à réinitialiser le medium photographique. Je réalise mes images avec des chambres numériques que j’ai fabriqué. Elles sont équipées d’un dos numérique que j’ai conçu à partir d’un scanner à défilement autonome 4/6 Inches qui enregistre l’image à même un dépoli façonné de mes mains.

Mes tirages sont un détournement de la technique du cyanotype. J’inclus au procédé des tanins issus de plantes que je prélève sur les lieux de mes prises de vue (ronces, églantier, ginko biloba, galles de chêne…). J’opère ainsi un virage sélectif de la couleur qui contribue à incarner la matérialité du territoire capturé dans mes images ;ce sont mes « écritures végétales », des tirages “contact” réalisés à partir d’un négatif en papier huilé.

PORTFOLIO

Entre les mondes

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A la poursuite des 30 géants

e – galerie

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Acheter de l’art c’est acheter un morceau de cœur, une parcelle d’âme, une part de la vie de quelqu’un. C’est donner la motivation à un artiste de partager son talent, sa passion…

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    A la poursuite des 30 géants de Don Quichotte #08

    950,00
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    A la poursuite des 30 géants de Don Quichotte #09

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    Entre les mondes-Le pont #06

    1 200,00

Sa bio

Anthony Morel est un photographe français, né en 1981 à Besançon.

Il vit et travaille à Cabannes ( 13).

EN SAVOIR PLUS

Un ami me dit : « Tu devrais rencontrer Anthony Morel, c’est un photographe qui fabrique son matériel et qui fait ses pigments pour ses tirages avec les ronces qu’il trouve autour de l’endroit de sa prise de vue, qu’il brûle et pulvérise ! » Il fallait effectivement le rencontrer. 
C’est très complexe de différencier Anthony Morel de son travail, son univers est à sa dimension, sans limite et ce n’est pas par hasard que Cervantes soit l’instigateur de sa série : « A la poursuite des 30 géants de Don Quichotte », de l’Ingénieux et Noble Don Quichotte.
Anthony Morel a créé un système complet, autonome, passionnant. Le matériel, la méthode, le résultat sont atypiques,  Imaginez une chambre numérique fabriquée par le photographe avec un scanner de bureau, une optique de rétroprojecteur, un soufflet « home made », un tirage « au charbon de cannes de Provence cueillies sur les lieux de prises-de-vue, gélatine citratée et oleotypie, … ». Anthony fabrique aussi son encre avec les plantes qui poussent sur les lieux des prises de vue et qu’il brûle avec son propre brûleur, une petite charbonnière fabriquée avec une boîte de thé en métal , l’eau utilisée est également celle de la rivière la plus proche.
Si on s’arrêtait là, cela pourrait sembler être le passe-temps d’un retraité neurasthénique. Et ce serait prendre le problème à l’envers, pour exprimer ses idées Anthony a inventé un process qui est partie de son discours philosophique. C’est parce cette méthode n’existe pas qu’il l’a mise au point. L’homogénéité de notre époque fait que tout se ressemble et pour être différent il faut créer, recréer, inventer et réinventer, Anthony le fait à merveille. 
Avoir l’outil, c’est bien, avoir la méthode avec c’est mieux, mais pour en faire quoi ? Et c’est là que devient évidente la démarche, ses photographies sont à l’image des gravures que Gustave Doré a réalisées pour illustrer la Divine Comédie de Dante, sombres mais tellement explicites. 
Tout le travail d’Anthony Morel est de cette veine, le fond est une satire politique de ce que devient ce monde avec pour forme une noirceur non obscure.
Ce que nous vivons aujourd’hui avec la pandémie est la confirmation de l’universalité du message d’Anthony Morel.

Arnaud du Boitesselin, Avril 2020

SES EXPOS

Expositions personnelles :

2018 : « Entre les mondes » -Espace culturel La Durance, Cabannes (13)

2016 : « La profondeur de temps » photographies et écritures végétales -Espace culture de Cabannes (13)

2008 : « Noctambule » photographies nocturnes -L’entre pots, Serres (05)

2007 : « Noctambule » photographies nocturnes -Médiathèque Lucien Jacques, Gréoux-les-Bains

Expositions collectives :

2018 : « CIPAFE » Biennale internationale de photographie contemporaine Zheng Zhou (Chine)

2017 : « Regards croisés » exposition franco/chinoise -Galerie des prêcheurs, Aix-en-Provence

2009 : « Transfiction » Aman et Anthony Morel -Église Haute, Banon (04)

2008 : « Serres Lez/Arts » -Moulin du Parois, Serres (05)

2007 : « Narrateurs d’absurde » Schops, Chapelain, Delgado, Morel -Cadenet

2007 : « Histoires d’eau, Histoires d’art » Installation paysagère -Gréoux-les-Bains

2003 : « Reillanne en Sculpture », Installations paysagères -Prieuré de Carluc