UNE OEUVRE

Une Oeuvre

Un Artiste

 

La ligne silencieuse G#13,

Artiste : Martin Becka

Série La ligne silencieuse

Tirage réalisé par l’auter aux sels de palladium d’aprés négatif papier ciré

Format 20×25 cm

Edition 1/5

Signé et numéroté

1 600,00

1 en stock

Catégorie :

A propos de la technique de l'artiste

Les photographies de Martin Becka sont des tirages contacts originaux aux sels de palladium réalisés à la main. Les négatifs papiers cirés selon la méthode Le Gray ont été également fabriqués et développés par l'auteur.L'édition de chaque photographie est strictement limitée à 5 exemplaires & 1 épreuve d'artiste (tout format et tout support confondus). Toutes les épreuves sont signées et numérotées par l'auteur.

Le papier négatif ciré

Un négatif sur papier est une image négative obtenue sur une feuille de papier sensible à la lumière, exposée dans une chambre photographique. Suivant de très près celle du daguerréotype, son invention fait entrer la pratique de la photographie dans son ère moderne en introduisant pour la première fois le procédé « négatif-positif », qui permet la réalisation de tirages multiples à partir d’une même image négative. Il existe différentes techniques regroupées sous le vocable « négatif sur papier », souvent difficiles à différencier les unes des autres, qui sont toutes des variantes du procédé breveté en 1841 par William Henry Fox Talbot à la suite de sa découverte du dessin photogénique : le calotype - dit aussi talbotype.

Le calotype se fabrique de la manière suivante : une feuille de papier de bonne qualité est enduite au pinceau d’une solution de nitrate d’argent, puis séchée.

Elle est ensuite plongée quelques minutes dans une solution d’iodure de potassium, permettant une première sensibilisation par la formation d’iodure d’argent.

A nouveau séchée - cette fois-ci à l’abri de la lumière -, elle est sensibilisée par l’application d’une solution de « gallo-nitrate d’argent », composée de nitrate d’argent, d’acide gallique et d’acide acétique. Après rinçage, cette feuille doit être rapidement placée dans la chambre noire, sèche ou humide, pour la prise de vue. L’exposition permet d’obtenir une image latente, à peine visible à l’œil nu, qui est ensuite révélée par développement dans une solution de gallo-nitrate d’argent. L’image développée est ensuite stabilisée dans un bain de bromure de potassium, qui sera progressivement remplacé au cours de la première moitié des années 1840 par du thiosulfate de sodium, dit « hyposulfite de soude» à l’époque.

Le négatif ainsi obtenu est parfois enduit de cire afin d’en renforcer la transparence. Jusque dans les années 1850, le tirage se fait par contact avec une feuille de papier salé, dans un châssis-presse exposé à la lumière.

Le négatif sur papier est pratiqué dans les années 1840 et 1850, d’abord en Angleterre, sa terre d’invention, avant de gagner la France dès la fin des années 1840. Les nombreux brevets déposés par son inventeur, ainsi que les caractéristiques visuelles de l’image produite - tons bruns ou sépia, forts contrastes, rendu légèrement flou - représentent un obstacle au développement commercial du calotype. Cependant les nombreuses améliorations qui lui seront apportées en France, ainsi que la libération des brevets en 1852, lui permettront de connaître un succès notable, particulièrement auprès d’amateurs et d’artistes, tels que Charles Le Nègre, Henri Le Secq, Charles Marville ou Gustave Le Gray pour la France.

Ses praticiens se regroupent en cercles et sociétés de photographie : Calotype Society en Angleterre, cercle autour de Robert Adamson en Écosse, Ecole romaine de photographie (groupe du Caffè Greco), et en France au sein de la Manufacture de Sèvres ou de la Société héliographique. Peu adapté à la réalisation de portraits, il est plutôt apprécié pour la pratique de la photographie en extérieur, de voyage ou la nature morte.

Les améliorations apportées au négatif sur papier humide par Louis Désiré Blanquart-Évrard permettent au calotype de s’implanter en France dès 1847, libérant le procédé Talbot de son brevet et facilitant sa mise en œuvre. Les manipulations du papier lors de sa préparation à l’exposition sont en effet réduites, le temps d’exposition raccourci et le rendu de l’image amélioré. L’expérimentateur lillois mettra au point plusieurs autres variantes de négatifs sur papier, à base de papier à l’albumine, au sérum ou au petit-lait.

En 1851, Gustave Le Gray perfectionne le procédé de Talbot avec son « papier ciré sec ». Cette technique qui préconise de cirer le papier avant de le sensibiliser, permet d’allonger la durée de conservation des papiers préparés et d’offrir plus de transparence au négatif réalisé. Il a néanmoins l’inconvénient de rallonger le temps de pose.

La pratique du négatif sur papier est peu à peu abandonnée à la fin des années 1850, au profit de celle du négatif sur support verre qui permet de produire des images de meilleure qualité. Elle fait néanmoins sa réapparition dans la deuxième moitié des années 1880, sous une forme industrialisée : la Eastman Dry Plate and Film Company (Eastman Kodak) lance en 1884 la production de bobines de papier sensibilisé qu’elle se charge de développer, préfigurant ainsi la massification de la pratique de la photographie. Les images obtenues se révélant de médiocre qualité, Kodak remplace le papier par les supports souples à base de nitrate dès 1888.