Martin BECKA


PORTRAIT-BECKA

Martin Becka, photographe

Martin Becka est né  en 1956 à Brno (Tchécoslovaquie). Depuis 1968 il vit  à Paris. Après son baccalauréat et un CAP de photographie de 1979 a 2000, il est pigiste pour la presse (carte de presse). Il couvre l’actualité politique et sociale, réalise des sujets magazines, et fait des portraits des personnalités.

Parallèlement à son travail dans la presse il entreprend dès le milieu des années 1980 des recherches sur l’histoire de la photographie, les techniques photographiques préindustrielles et démarre un travail personnel. Il obtient un DEA en Histoire des Techniques en 2006.

A la fin des années 1990 il décide d’abandonner son activité de photo reporter pour se consacrer à son travail artistique, les recherches sur l’histoire de la photographie et l’enseignement. Depuis 2002 il intervient à l’Institut National du Patrimoine (INP) pour enseigner aux étudiants restaurateurs des techniques photographiques pré-industrielles.

Son travail artistique a été régulièrement exposés dans des expositions collectives et individuelles depuis le début des années 1990. Il a été représenté par la galerie Baudoin Lebon (Paris) de 2004 à 2010, par la galerie Empty Quarter (Dubai) de 2008 à 2012, actuellement son travail est représenté par la galerie East Wing à Dubai.

Dans ses séries photographiques il explore l’espace urbain, l’architecture et l’impact de l’homme sur son environnement. Ses angles d’approches incitent à la réflexion sur notre présent. Ses choix techniques peu courants dans le champs de la photographie créative sont contraignants, la complexité de la mise en oeuvre du média lui imposent une production limitée en nombre.

Parallax présente sa série « Territoires »

Une série de MARTIN BECKA

La série « Territoire » de Martin Becka nous rappelle qu’arpenter un paysage comme photographe, c’est tout d’abord se faufiler dans les trames qui l’unit à l’homme. Ce jeu complexe qui finit par tisser un autre monde, celui des images, semble ici remonté jusqu’à la surface photographique. Comme si toute une histoire était inscrite en façade, défiant la transparence photographique de coutume. Ce quelque chose qui existe là vient constamment brouiller une perception acquise : il nous perd et perturbe notre connaissance, que ce soit celle de la lecture des images, des lieux, du temps. Car ici tout est lié, mais tout est presque délié, comme si les images avaient besoin d’être démontées pour que nous puissions remonter le réel, ou vice versa. Les photographies de Martin Becka actent effectivement un curieux aller-retour de l’image au réel, d’ une qualité quasi archéologique, où les temps semblent fouillés, déplacés, retournés pour habiter finalement ensemble la surface de l’image.